13.12.2009
Rachida Dati : comment elle prépare sa revanche
Six mois après avoir quitté le ministère de la Justice, son ambition est intacte. Elle veut tout à la fois revenir au gouvernement, assurer son élection aux législatives de 2012 et viser la Mairie de Paris en 2014. Pour y parvenir, elle cherche à changer d'image et travaille ses réseaux.
» INTERVIEW - Rachida Dati : «Je m'engagerai dans la campagne des régionales»
Tu dois te débrouiller pour être en situation, la prochaine fois, de pouvoir dire que tu vas réfléchir à la proposition qu'on te fera au lieu de devoir quémander un poste.» Ce conseil avisé, Bernard Tapie l'a donné à Rachida Dati au lendemain de son départ du gouvernement. A celle qui réfléchit déjà à la possibilité de revenir, l'ancien ministre recommande de valoriser ce qui fait sa force : son originalité. «On ne va plus te nommer pour te faire plaisir. Il faudra mériter ta promotion», lui a assuré celui qui confesse une «certaine admiration» pour le parcours de la petite beurette de Chalon devenue garde des Sceaux.
Six mois après avoir été élue au Parlement européen et avoir été poussée hors du gouvernement, Rachida Dati est bien décidée, pour retrouver sa place au sein de la Sarkozie, à suivre les conseils de Bernard Tapie. Après une période de doutes et d'angoisses sur son avenir, et même si elle se refuse à l'admettre publiquement, son objectif est triple : revenir au gouvernement, assurer son élection aux législatives de 2012, viser la Mairie de Paris en 2014. Plusieurs fers au feu pour être en mesure de peser politiquement face à ses rivaux. La mission est à la hauteur de son ambition : énorme ! Puisque, comme le reconnaît un conseiller de l'Elysée, aux yeux de Nicolas Sarkozy, «la période de rédemption n'est pas terminée».
Mais avec Rachida Dati, rien n'est jamais simple. Plus intuitive que stratégique, elle a du mal à se couler dans un moule. Et surtout pas dans celui de la vie politique ! En juin dernier, Jean-Pierre Raffarin lui conseille, pour montrer qu'elle n'est pas isolée comme le prétendent ses détracteurs, d'organiser sur ses terres du VIIe arrondissement de Paris un grand rassemblement républicain. Dans l'esprit de l'ancien Premier ministre, il s'agit d'un rassemblement politique.
Las ! Le 13 octobre, plus de 400 invités se pressent au pied des Invalides pour un dîner de bienfaisance au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, présidée par Bernadette Chirac. Les invitations ont été envoyées par Rachida Dati, qui en profite pour lancer ce soir-là son association C'est à vous, destinée à venir en aide aux adolescents. Parmi les convives, quelques politiques, des patrons - Henri Proglio, Bernard Arnault, Martin Bouygues -, mais aussi Laeticia Hallyday, Lorie, Patrick Bruel...
Elle a le goût de la provocation
Peu importe son discours, dans lequel elle explique que l'enjeu, «c'est tout simplement l'idée même que nous nous faisons de la vie en commun, c'est l'avenir même de notre pays. Chacun d'entre nous sait aujourd'hui que les promesses de l'idéal républicain n'ont pas été totalement tenues.» Seul le côté « paillettes » de cette soirée restera dans les mémoires. D'autant que la veille, Rachida Dati inaugurait au musée Grévin sa statue de cire. Quelques jours plus tard, elle fera la une de Gala avec sa fille Zohra.
Une séquence people qui lui assure la une de l'actualité, mais qui a le don d'exaspérer ses adversaires. Ces derniers ont beau jeu de rappeler les recommandations du Président : qu'elle travaille au Parlement européen ! Qu'il est difficile de sortir d'un engrenage dans lequel on a mis un premier doigt ! Surtout quand on a aussi le goût de la provocation. Il a suffi que Rachida Dati arrive un matin dans les studios d'Europe 1 pour écouter depuis la régie l'entretien du PDG d'EDF, Henri Proglio, avec Jean-Pierre Elkabbach, qu'ils prennent ensuite un petit déjeuner à L'Avenue avant de se retrouver à L'Esplanade les jours suivants, deux restaurants branchés de la capitale, pour que Paris bruisse à nouveau de la rumeur d'une liaison entre le patron et l'ex-ministre. Compliqué de vouloir défendre ce qui ressort de sa vie privée, tout en s'affichant dans les lieux les plus prisés du Paris politico-médiatique ! Un télescopage qui risque de masquer ses efforts pour se donner une nouvelle image, plus politique. «Elle a un culot monstre, elle n'a peur de rien», souffle un de ses amis. Pour suivre les conseils des spécialistes en communication - Anne Méaux a travaillé pour elle, Publicis et Euro-RSCG ont fait des offres de service -, elle ne peut ignorer le principe de Jacques Pilhan, l'homme qui a conseillé Mitterrand et Chirac : «Toute personne porte en lui six ou sept visages différents. L'art de la communication n'est pas de les montrer tous à la fois ou même de choisir celui qui serait le vrai. C'est de trouver le bon au moment juste. Car c'est toujours le plus efficace.» *
C'est ce que tente de faire aujourd'hui l'ancienne garde des Sceaux. Nicolas Demorand sur France Inter, l'équipe du « Grand Journal » sur Canal+, « Dimanche+ » sur la même chaîne, depuis quelques semaines, Rachida Dati multiplie les émissions politiques. Et dope les audiences ! « Dimanche+ » a réalisé son meilleur score (7,7 points d'audience) le jour de sa venue. Même record pour « Le Grand Journal » avec 2,1 millions de téléspectateurs. De quoi rassurer sur son potentiel celle qui confiait à une de ses amies ministres combien il était difficile d'exister médiatiquement hors du gouvernement.
En parallèle, Rachida Dati s'est plongée dans les dossiers européens. «On va bientôt avoir notre bouteille de champagne», s'amuse son entourage en référence au défi de Daniel Cohn-Bendit, persuadé qu'elle ne resterait pas un an assidue dans l'hémicycle. Mais surtout, au-delà de son travail à Bruxelles (voir encadré p. 42), Rachida Dati voyage et cultive ses réseaux. Cette semaine, elle était à Washington, pour rencontrer le secrétaire d'Etat à la Justice, Eric Holder. Elle a vu Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, un ami de longue date. Auparavant, elle avait rencontré le président de la Chambre des députés italienne, Gianfranco Fini, ainsi que le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni. Voilà quelques semaines, elle a organisé un dîner avec tous les ambassadeurs qui habitent le VIIe arrondissement. L'Elysée a évidemment été vite au courant. «Très habile de sa part», juge un proche du chef de l'Etat.
Faire l'inverse de Rama Yade pour revenir en grâce
Il n'en faut pas plus pour rassurer Rachida Dati. Sa relation avec Sarkozy est le point central de son histoire politique. Sans lui, elle n'aurait pas connu les ors de la Place Vendôme, ni ceux de la Mairie du VIIe. Avisée, elle s'est bien gardée de rompre les ponts. Certes, au début de sa petite traversée du désert, elle a monté une structure, La Bourdonnais Consultants, pour avoir un pied dans le privé. Elle a fait savoir qu'elle voyait souvent Jean-François Copé, que Christian Jacob était un ami.
Le député de Seine-et-Marne a organisé un déjeuner avec François Baroin et Renaud Muselier. Les sarkozystes la rejettent, les chiraquiens lui ouvrent les bras. «C'était d'autant plus facile que nous sommes libres et qu'on n'avait rien à lui demander», explique le député des Bouches-du-Rhône. Elle s'est posé des questions : aurait-elle dû faire comme Rama Yade, qui est restée au gouvernement malgré ses foucades ? Au contraire, lui ont susurré ses soutiens élyséens, «faites l'inverse de Rama Yade. C'est par le boulot, pas par des petits mots, que vous reviendrez».
Rachida Dati n'a jamais été tentée de rompre. Habilement, elle a signé une « paix armée » avec ceux des proches de Nicolas Sarkozy qui ne la portaient pas dans leur cœur. Désormais, elle assiste aux réunions mensuelles organisées par Pierre Charon, l'un des fidèles grognards de Sarkozy, avec les maires d'arrondissements UMP de Paris. Preuve que les relations sont détendues, elle est assise à la droite du conseiller de l'Elysée. Avec Brice Hortefeux, les relations sont également apaisées. Surtout parce qu'elle est sortie des écrans radar du ministre de l'Intérieur, pièce maîtresse du dispositif du Président.
Dans l'entourage de Rachida Dati, on assure qu'elle a renoué le contact avec Nicolas Sarkozy. La preuve ? Elle assure avoir revu le Président récemment, être retournée à l'Elysée et avoir fait partie de la délégation officielle au Kazakhstan. A en croire certains proches du chef de l'Etat, la réalité est moins rose : «L'autre jour dans l'avion, il a été agacé par les échos dans la presse racontant son retour en grâce. Alors qu'il ne l'a vue qu'une fois depuis la rentrée! C'est contre-productif de sa part de faire ça.» Il suffit d'une étincelle pour rallumer un incendie...
Malgré tout, Rachida Dati est décidée à s'accrocher. «Ils lui ont tout fait. Elle n'oubliera rien», explique une observatrice. Officiellement, Rachida Dati l'assure : «je ne suis pas dans la revanche. Ça demande trop d'énergie et mon énergie, je la mets à aimer la vie». Pour autant, elle n'a rien oublié. «Je n'ai jamais eu un communiqué de soutien de l'UMP pendant deux ans.» Elle veut aussi montrer à Nicolas Sarkozy qu'elle a la capacité de s'imposer dans ce monde politique sans pitié. Pour avoir travaillé à ses côtés, elle connaît ses critères de jugement d'une personnalité politique. Ne répète-t-il pas souvent : «Si tu n'es pas capable de tenir sur un cheval, ce n'est pas la peine de faire du rodéo!»
Alors Rachida Dati est remontée en selle. En se rappelant la métaphore de l'alpiniste et de la paroi que lui a racontée Roselyne Bachelot : «En montagne, la ligne droite n'est pas forcément la plus sûre. Il faut savoir saisir la bonne prise, quitte à faire un détour.» Depuis quelques semaines, elle va en province à la rencontre des militants UMP. Après Mantes-la-Jolie et Toulouse - près de 600 personnes venues l'écouter parler de la taxe carbone -, elle sera à Strasbourg et Sens pour évoquer l'identité nationale.
En parallèle, elle travaille ses appuis parisiens. A sa façon. En dehors des codes traditionnels de la politique. Elle ne prend pas la peine de recevoir les élus ou les cadres de la fédération UMP de Paris. «Elle cultive ses réseaux à elle», assure un de ses amis. «Avant de planter le drapeau sur la tour Eiffel, il faut grimper au premier étage», explique Bernard Tapie. Habilement, elle a été voir Jacques Chirac. Il lui a expliqué comment on milite, comment convaincre les électeurs. Et joignant le geste à la parole, l'a emmenée dans les rues au contact des Parisiens. «Vous êtes faite pour ça», lui a assuré l'ancien Président.
Sa position dans le VIIe arrondissement fait-elle de Rachida Dati une candidate «incontournable», comme veulent le croire ses proches ? «J'ai peur que la chaussure soit un peu trop grande», s'inquiète un élu UMP. D'autant qu'en face se profile la candidature de François Fillon. A sa façon, lui aussi avance ses pions dans la capitale, refusant, comme elle, de commenter une éventuelle candidature. L'autre jour, sous les regards intrigués des élus européens réunis à Matignon, Rachida Dati et François Fillon s'échangeaient régulièrement de mystérieux SMS, affichant une certaine complicité ! «Si quelqu'un doit venir, c'est Fillon. D'ailleurs, la circonscription a été redécoupée pour lui», assure un de ceux qui militent pour l'arrivée du Premier ministre. L'arrivée de Chantal Jouanno comme tête de liste aux régionales complique la donne. «C'est l'anti-Dati, assure un élu parisien tombé sous le charme de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Humble, elle écoute les élus. Structurée, elle a plein d'idées et connaît ses dossiers.»
A la manière d'une Ségolène Royal, Rachida Dati méprise les petits arrangements entre élus et mise sur la stratégie de l'évidence, les bons sondages, pense-t-elle, finiront par l'imposer. Cette semaine, dans le baromètre Ipsos, elle gagne 5 points de bonnes opinions (42 %). Et 10 points chez les sympathisants UMP. «La notoriété et la popularité sont des atouts considérables, si la machine politique se met en marche derrière, nuance un élu parisien. Souvenez-vous de Ségolène Royal, désignée mais plombée dans sa campagne par ceux qui traînaient des pieds.» «Le problème, ce n'est pas l'ambition, c'est l'incompétence», lance un autre élu. Le risque est grand de se retrouver, à l'instar de Royal, populaire mais moquée en permanence par son camp pour ses initiatives hasardeuses.
«C'est une brindille au charme fou, à la volonté de fer et au caractère d'acier», assure Renaud Muselier, persuadé que le temps joue en sa faveur. A condition qu'elle arrive à raconter une nouvelle histoire aux Français. Elle ne peut revenir sur la même thématique que celle qui lui a valu sa promotion de 2007, la diversité et la méritocratie. Personnage de roman pour les uns, démoniaque pour les autres, Rachida Dati, à 44 ans, veut de nouveau compter. Comme l'explique un de ses proches : «C'est une petite fille qui est entrée en 2007 dans le château de la Belle au bois dormant. Elle veut y retourner...»
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29.11.2009
La France de tous les Horizons
Un groupe de réflexion dont le but est d'aller à la rencontre des français de tous les horizons.
Cela va se traduire par des rencontres avec des responsables associatifs, des personnes ayant réussi malgré les diffcultés grace à l'école de la République,pouvant servir de modèle,des responsables politiques et des travaux sur des thèmes pouvant tous nous toucher : pauvreté, chômage, vieillesse, discrimination par rapport à l'âge, au sexe, à l'origine sociale, handicap.C'est un sujet plus large qui touche également l'emploi des jeunes, et notamment l'importance de l'entreprenariat.(opération réalisée par l'Ump Facs avec Laurent Wauquiez sur l'entreprenariat des étudiants).
Lien avec l'identité nationale:
Chacun est différent : par nos origines, par nos activités, par notre avenir et la part que l'on peut apporter à la société, c'est ça la diversité telle qu'elle doit se concevoir dans la République française.
On ne doit pas oublier nos différences, ce qui compte, c'est comment on peut, comment on doit tous se rassembler afin de pouvoir à la fois exprimer nos talents et être utile à la société. La diversité est une chance pour la France à condition de ne pas etre une juxtaposition d'identités qui s'ignorent mais cela doit justement malgré les différences mettre en valeur un sentiment de fierté d'etre français qui nous permet de tous bien vivre ensemble.
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Régionales: Sarkozy lance la campagne de l'UMP

Devant le conseil national de son parti, le chef de l'Etat a appelé au courage et à défendre l'action au gouvernement. François Fillon, lui, a insisté sur la nécessité de l'unité. L'UMP a investi toutes ses têtes de listes.
Le chef de l'Etat a en effet choisi de venir lui-même saluer militants et élus. Dans un discours aux accents de 2007, il a appelé ses troupes à défendre les réformes menées par le gouvernement, même les plus contestées. De la loi Hadopi sur le téléchargement illégal à la taxe carbone en passant par la baisse de TVA dans la restauration, Nicolas Sarkozy a exhorté militants et élus UMP à ne rien lâcher.
«Depuis deux ans et demi, tous les débats sans exception, c'est nous qui les portons», s'est enorgueilli le chef de l'Etat «Alors bien sûr, quand on est à la tête du navire et qu'il y a une vague un peu plus grosse que les autres, on est un peu mouillés», a-t-il admis. «Mais on pilote le navire».
Nicolas Sarkozy a également taclé PS et écologistes sur leurs critiques de son action. Il a ainsi accusé Martine Aubry de vouloir faire le jeu du FN en appelant à une régularisation massive des sans-papiers : «est ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre? De la même façon que le Parti socialiste dans les années 1980 a exploité le Front national pour gagner les élections, il s'agit à trois mois des élections régionales d'agiter le chiffon rouge», a expliqué le chef de l'Etat, pour qui «ce n'est pas une pratique qui honore ceux qui ont décidé de la prendre».
Autre attaque en règle, cette fois contre les écologistes : «Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage? est-ce qu'ils savent qu'il y a de la misère dans le monde? est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là?»
«Vous êtes une famille qui est à un niveau jamais égalé en France», a assuré le chef de l'Etat aux membres de l'UMP, alors que les sondages donnent une nette avance à la gauche pour le moment. «Vous allez partir à la rencontre des Français, c'est un privilège».
L'unité à tout prix
Avant le discours du chef de l'Etat, François Fillon et Xavier Bertrand avaient déjà évoqué cette stratégie d'union autour du bilan de la majorité. «Ne nous y trompons nous ne gagnerons pas les élections régionales en menant 22 campagnes, chacun dans son coin, chacun dans sa région», mais en assumant le «changement de la France depuis 2007», a expliqué le numéro un de l'UMP.
Pour le premier ministre, «la gauche va tenter d'instrumentaliser cette élection contre le président, le gouvernement et les réformes. Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions, nous devons placer l'opposition devant la vacuité de ses propositions». Le premier ministre a averti : «Tout le monde devra se plier aux décisions prises (...) Il faudra mettre de côté les intérêts personnels et les sensibilités partisanes aussi légitimes soient-elles».
Le message, martelé par tous, est donc celui de l'unité derrière l'action et les réformes du chef de l'Etat et du gouvernement. Le slogan de l'UMP pour ces élections est le suivant : «La France change, ma région doit changer aussi».
A gauche, Benoît Hamon a fait part de son étonnnement devant la venue du chef de l'Etat à cette réunion, expliquant qu'il s'agissait «d'une rupture avec la tradition républicaine», qui «prescrit, de manière saine et légitime, que le président de la République ne participe pas à des réunions de nature électorale». Selon lui, «en refusant d'assumer la hauteur qui doit incomber à sa charge, N. Sarkozy renonce à oeuvrer au rassemblement des Français».
Le PS a répondu aux accusations de vouloir faire monter le FN en estimant que «le président de la République est face à son échec économique, social et sécuritaire. Quand on ne peut plus parler que d'identité nationale, d'immigration et de sécurité, quand on veut opposer les Français les uns aux autres alors que nous essayons de les unir sur la France qu'on aime, on n'a pas de leçon à recevoir».
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Voici la liste des ministres du gouvernement qui figureront sur des listes UMP aux régionales:
Têtes de listes régionales et départementales :
- Valérie Pécresse (Enseignement supérieur): Ile-de-France et Yvelines
- Xavier Darcos (Travail): Aquitaine et Gironde.
- Alain Joyandet (Coopération): Franche-Comté et Doubs
- Hervé Novelli (Commerce, Artisanat, PME): Centre et Indre-et-Loire
- Bruno Le Maire: Haute-Normandie et Eure
- Alain Marleix: Auvergne et Cantal
- Valérie Létard (Nouveau centre): Nord-Pas-de-Calais et Nord
- Dominique Bussereau: Poitou-Charentes et Charente-Maritime
Têtes de listes départementales ou candidats éligibles :
- Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP): Essonne (tête de liste)
- Chantal Jouanno (UMP): Paris (tête de liste)
- Rama Yade (UMP): Hauts-de-Seine (numéro 2)
- Brice Hortefeux (UMP): Puy-de-Dôme (tête de liste)
- Nora Berra (UMP): Rhône (tête de liste)
- Benoist Apparu (UMP): Marne (candidat)
- Henri de Raincourt (UMP): Yonne (tête de liste)
- Hubert Falco (UMP): Var (tête de liste)
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